Immobilier en 2018 : quels sont les changements ?

12/01/2018

En 2018, Emmanuel Macron fait entrer en vigueur ses premières mesures. Quelques changements sont à prévoir dans l’immobilier. Nouveaux impôts, prolongations de la loi Pinel et du prêt à taux zéro, introduction du bail mobilité et suppression de la taxe d’habitation, découvrez tout ce qui change dans l’immobilier en 2018. 

Changements immobilier 2018

Le prolongement de la loi Pinel, quelles modifications ?

La loi Pinel, permettant une réduction d’impôt lors d’un investissement locatif est reconduite pendant 4 ans pour les acquisitions réalisées entre le 01/01/2018 et le 31/12/2022 sur des zones plus tendues. Sont concernés les logements aux normes RT 2012 ou BBC et situés dans les zones A, A bis et B1. Pour les zones B2 et C le dispositif sera encore en vigueur pour les logements dont les permis de construire ont été acquis avant le 31 décembre. Les conditions et avantages restent inchangés, avec notamment la réduction d’impôt de 12 à 21 % pour les loyers plafonnés pour les locataires. 

SIMULATEUR LOI PINEL

 Un prêt à taux zéro recentré

Autre changement à prévoir dans l’immobilier en 2018 : le prêt à taux zéro est reconduit avec certaines particularités. Il est prolongé pour 4 ans sur les zones A bis, A et B1. Ce sera également le cas pour le PTZ concernant l’immobilier ancien mais exclusivement dans les zones B2 et C. Pour l’immobilier neuf dans les zones B2 et C, le dispositif est prolongé pour 2 ans et la part de la dépense finançable par le prêt passera à 20 %, au lieu de 40 %. 

Bon à savoir: le prêt à taux zéro est accordé aux ménages accédant à la propriété dans l’immobilier neuf et dans l’ancien avec travaux. 

SIMULATEUR PTZ

 

Vers une suppression de la taxe d’habitation

Annonce fortement communiquée par le nouveau gouvernement, le budget 2018 prévoit une première baisse de la taxe d’habitation de 30 % pour les ménages concernés. Par la suite, cette baisse évoluera de 65 % en 2019, jusqu’à l’exonération complète en 2020. 

Bon à savoir : le seuil d’exonération pour une seule personne est fixé à 27 000 € de revenu fiscal de référence.

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L’impôt sur la fortune se réinvente

Comme prévu par Emmanuel Macron, l’impôt sur la fortune va être remplacé par l’impôt sur la rente immobilière. Il concernera les foyers dont la valeur du patrimoine immobilier est supérieure à 1 300 000 € au 1er janvier de chaque année d’imposition. En revanche, le barème restera fidèle à celui de l’ISF. C’est-à-dire qu’il sera constitué de 6 tranches d’imposition avec des taux de 0 à 1,5 %. Seront maintenus également l’abattement de 30 % pour les résidences principales, le plafonnement de l’ISF ainsi que l’ISF-don permettant aux redevables de pouvoir bénéficier d’une défiscalisation de 75 % lors d’un don à un organisme d’intérêt général. 

Un nouvel entrant sur le marché du locatif : le bail mobilité

Le bail mobilité, nouveau contrat de location verra le jour en 2018. Ce dernier aura une durée de 1 à 10 mois non renouvelable et sans dépôt de garantie. Il permettra aux personnes en formation professionnelle, en contrat d’apprentissage ou en stage d’avoir une plus grande mobilité ainsi que d’accéder aux logements plus facilement. 

L’impôt s’invite dans les Plans Epargne Logement 

Autre changement à prévoir dans l’immobilier en 2018 : tous les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018 seront soumis à un impôt forfaitaire de 30 % dès la 1ère année. Seuls les plans épargne logement ouverts avant cette date et ayant produit des intérêts jusqu’à la veille du 12e anniversaire du PEL resteront exonérés d’impôt sur le revenu. En revanche, les intérêts produits après 12 ans seront imposables. 

Une assurance emprunteur plus flexible 

Jusqu’à présent, la loi permettait les substitutions d’assurance uniquement lors de la 1ère année de remboursement du prêt immobilier. À partir de 2018, toute personne ou ménage qui remboursera un crédit immobilier pourra changer d’assurance emprunteur chaque année. 

Bon à savoir : cette loi était soumise à une décision du Conseil Constitutionnel, qui a statué en sa faveur en début d’année 2018.

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